SexologieThérapie de couple15 décembre 20258 min

Baisse de libido : quelles causes et quelles solutions concrètes pour retrouver l’envie ?

La baisse de libido touche femmes et hommes à tous les âges. Comprendre ses causes psychologiques, relationnelles, hormonales et explorer les solutions thérapeutiques concrètes pour retrouver l'envie et l'équilibre intime.

Illustration symbolisant la baisse de libido au sein d'un couple, par Catherine Blandiaux

La baisse de libido ne touche pas uniquement les femmes, contrairement aux idées reçues. En Belgique, femmes et hommes traversent parfois des périodes de diminution du désir, brèves ou durables. Le tabou, la honte et les non-dits retardent souvent la demande d'aide… alors que des solutions existent.

Comprendre les origines de cette baisse de désir, ses effets sur l'individu et le couple, et l'intérêt d'une prise en charge psychothérapeutique intégrative permet de sortir de l'isolement et de retrouver un équilibre affectif et sexuel.

La libido, c'est quoi exactement et pourquoi varie-t-elle ?

La libido - ou désir sexuel - n'est pas un simple réflexe biologique. C'est un équilibre permanent entre :

  1. Le corps (hormones, santé générale, fatigue, douleurs)
  2. Les émotions (stress, anxiété, estime de soi)
  3. Le psychisme (traumatismes, croyances, éducation sexuelle)
  4. Le contexte relationnel (qualité du couple, communication, conflits, étapes de vie)

Ainsi, toute perturbation dans l'un de ces domaines peut entraîner une diminution du désir, aussi bien chez les femmes que chez les hommes.

Le désir sexuel varie naturellement au fil de la vie et il n'existe pas de norme universelle : une baisse de libido devient problématique lorsqu'elle dure dans le temps, provoque une souffrance personnelle ou fragilise la relation.

Petit exercice d'auto-observation…

Notez simplement quand le désir apparaît/disparaît (moment, contexte, émotion). Vous verrez émerger des fils conducteurs…

Quelles sont les principales causes d'une baisse de libido ?

1. Les facteurs psychologiques : que se passe-t-il à l'intérieur ?

Ce sont les plus fréquents.

  • Stress chronique, surcharge mentale
  • Anxiété de performance, peur de ne pas être « à la hauteur », évitement
  • Épisode dépressif, épuisement
  • Image corporelle altérée, baisse de l'estime de soi
  • Expériences ou traumatismes sexuels/relationnels

En Belgique, le rythme de vie élevé, le stress professionnel et la difficulté à concilier travail, parentalité et vie de couple pèsent lourdement sur la vie intime.

2. Les facteurs relationnels : comment va votre couple, vraiment ?

Les causes fréquentes sont :

  • Manque de communication affective et sexuelle
  • Accumulation de frustrations ou de non-dits, conflits non résolus
  • Perte de complicité et routine installée dans le couple
  • Fatigue liée aux responsabilités familiales, professionnelles, autres…
  • Baisse de la qualité du lien

Le désir se nourrit du lien. Lorsque le couple va mal, la sexualité devient souvent le « thermomètre » du mal-être relationnel.

3. Les facteurs physiques et hormonaux : que vérifier en premier ?

Chez les femmes :

  • Grossesse, post-partum
  • Péri-ménopause et ménopause
  • Variations hormonales naturelles
  • Douleurs (dyspareunie, vaginisme, sécheresse vaginale)

Chez les hommes :

  • Baisse de testostérone
  • Troubles érectiles, troubles de l'orgasme ou de l'éjaculation

Pour tous :

  • Médicaments (antidépresseurs, antihypertenseurs, pilule contraceptive…)
  • Troubles du sommeil
  • Fatigue chronique
  • Alcool, tabac ou autres consommations
  • Maladies chroniques

À faire avant d'aller plus loin !

Un check-up médical général (bilan sanguin/hormonal/médicamenteux/cardiovasculaire…) est important pour pouvoir travailler sur les éventuelles causes organiques. Le corps et la psyché interagissent en permanence entre eux ! Une prise en charge globale est donc tout indiquée.

Quels effets une baisse de désir a-t-elle sur la personne ?

La baisse de désir ne se limite pas à la sphère intime. Elle peut générer :

  • Perte de confiance en soi
  • Sentiment de culpabilité ou de honte
  • Impression de « ne pas être normal·e »
  • Tristesse voire détresse psychique
  • Repli affectif, social

Beaucoup de personnes hésitent à consulter, pensant que cette difficulté est passagère ou au contraire qu'elles doivent « faire avec ».

Quelles conséquences sur l'intimité, la communication et la confiance dans le couple ?

Lorsque le désir n'est pas partagé ou mis en mots, les tensions peuvent apparaître :

  • Frustration sexuelle
  • Sentiment de rejet ou d'abandon
  • Malentendus et reproches
  • Distanciation émotionnelle, parfois infidélité
  • Évitement de toute intimité

À long terme, le dialogue se ferme et la relation peut devenir source de souffrance plutôt que de sécurité affective.

Il est primordial de rétablir une intimité aussi en dehors de la sexualité par des moments de qualité juste à deux, par des contacts affectifs. Car souvent lorsque le désir sexuel s'éteint c'est toute proximité qui disparaît avec lui… et inversement.

À tester cette semaine…

Un rendez-vous à deux sans autre objectif que de passer un moment qualitatif. Au programme : parler, se détendre, être présent l'un pour l'autre tout simplement. Déconnecter des réseaux et du téléphone pour se reconnecter.

Pourquoi consulter en sexothérapie ou en psychothérapie intégrative ?

La thérapie intégrative qui englobe la sexologie ne se limite pas au traitement des symptômes. Elle a toute sa place dans la prise en charge de la baisse de libido, car elle permet d'aborder simultanément et à votre rythme :

  • Les dimensions émotionnelles
  • Les pensées limitantes ou anxiogènes (sur soi, le corps, la sexualité)
  • Les expériences de vie et conditionnements passés
  • Le fonctionnement du couple
  • Les comportements liés à la sexualité
  • La reconnexion au corps et au plaisir

Lorsque les causes organiques ou hormonales ont été écartées ou identifiées, la psychothérapie intégrative (englobant la sexologie) s'intéresse à la personne dans sa globalité.

Quelles approches thérapeutiques peuvent aider concrètement ?

TCC (thérapies cognitivo-comportementales) - comment apaiser l'anxiété et changer les habitudes ?

  • En travaillant les croyances négatives sur soi et la sexualité mais aussi sur l'anxiété liée à la performance
  • En travaillant sur les priorités du couple, en lui offrant du temps et de nouveaux rituels positifs
  • En réintroduisant progressivement l'intimité émotionnelle, affective puis sexuelle
  • En utilisant la pleine conscience pour une meilleure connexion émotionnelle et corporelle

Hypnose thérapeutique - en quoi l'inconscient peut-il débloquer la situation ?

Utile pour :

  • Libérer les blocages inconscients, les expériences négatives du passé, les traumatismes
  • Se projeter dans une sexualité positive
  • Retrouver une énergie globale
  • Gérer les tensions émotionnelles
  • Restaurer une connexion positive au corps, au plaisir

Sexothérapie - par où (ré)apprivoiser le désir ?

  • Exploration du désir, des fantasmes
  • Éducation sexuelle adaptée
  • Exercices de reconnexion corporelle et relationnelle
  • Amélioration de la communication sexuelle (besoins, limites, envies)
En pratique : Mettre de la pleine conscience dans les soins du corps à travers les cinq sens. (Ré)-apprendre le chemin du plaisir. Cultiver les rêveries érotiques pour stimuler le désir.

Thérapie de couple - comment retisser le lien et la complicité ?

Pour :

  • Restaurer le dialogue émotionnel et clarifier les attentes de chacun
  • Recréer une intimité émotionnelle et affective sécurisante
  • Se re-découvrir sexuellement, dans le plaisir et la satisfaction
En pratique : lancer un cycle de « sensate focus » : se toucher en alternance, sans focaliser sur les zones érogènes, sans objectif de performance, redécouvrir ce qui fait du bien et nommer ce qui nourrit/éteint l'envie.

Quand et comment oser demander de l'aide ?

Consulter un·e sexologue c'est faire un pas courageux vers :

  • Une meilleure compréhension de soi
  • Une sexualité plus riche et consentie
  • Une relation plus épanouie

La baisse de libido n'est ni une fatalité, ni un signe d'échec personnel ou conjugal. C'est le signal qu'un équilibre mérite d'être restauré.

Un premier rendez-vous exploratoire (seul·e ou en couple) permet de poser la situation, les objectifs et d'esquisser une feuille de route réaliste.

En conclusion : comment transformer la baisse de libido en opportunité d'épanouissement ?

La baisse de libido touche autant les femmes que les hommes, à tous les âges de la vie. Elle trouve ses causes dans des interactions complexes entre le corps, l'émotionnel, le psychisme et le relationnel. Il est conseillé de ne pas l'ignorer, mais plutôt de l'aborder avec une prise en charge psychothérapeutique intégrative.

Cela permet de transformer cette difficulté en opportunité de mieux-être personnel et conjugal.

Les troubles du désir ne sont donc pas une fatalité : avec un accompagnement adapté, la majorité des personnes constatent une amélioration significative de leur bien-être intime.

Que vous veniez seul·e ou en couple, une démarche thérapeutique permet de sortir du silence, comprendre vos difficultés et retrouver une intimité apaisée et positive.

Où consulter en Wallonie picarde (et à distance) ?

Faire appel à une sexologue et thérapeute intégrative c'est choisir :

✅ de sortir de l'évitement sexuel

✅ de préserver la qualité du lien de couple

✅ de retrouver confiance en soi

✅ d'obtenir des résultats plus rapides et durables.

Je vous accueille en présentiel à Silly (entre Ath et Enghien) ou à distance dans un cadre bienveillant, respectueux du rythme de chacun et orienté vers des solutions concrètes et personnalisées.

Questions fréquentes à propos de la baisse de libido (FAQ)

+ 1. La baisse de libido est-elle « normale » ?

Les variations sont normales. On consulte quand la baisse perdure, fait souffrir ou fragilise la relation.

+ 2. Dois-je consulter seul·e ou en couple ?

Les deux sont possibles. On choisit ensemble selon votre confort, la nature des difficultés, les objectifs que vous souhaitez atteindre.

Il est souvent très intéressant d'alterner des séances individuelles et de couple, pour pouvoir faire une place à chacun.e individuellement et ensuite partager en couple et mettre en place les changements.

+ 3. Faut-il d'abord faire un bilan médical ?

Oui, recommandé pour écarter une cause organique/hormonale ou adapter la prise en charge. Mais nous pouvons aussi en parler avant.

+ 4. Combien de temps dure l'accompagnement ?

Cela dépend de votre histoire, des causes et de l'installation durable du problème, de vos objectifs. L'important est le rythme juste pour vous.

+ 5. Et si je n'ai pas envie d'en parler ?

On avance pas à pas, sans pression. Mettre des mots progressivement libère et apaise. Je suis là pour vous y aider.

Envie d'aller plus loin ?

Parlons-en ensemble

Un mot, une question, un besoin d'accompagnement : prenons rendez-vous.